Escale chez Michael Jeismann, directeur de l’Institut Goethe Sénégal : ‘’ On ne peut pas raconter n’importe quoi sur l’Allemagne ’’

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Photo : Lore Kurtz

Il faut gravir cinq échelons pour rencontrer Michael Jeismann ou ‘’Michel’’ comme il nous le recommande gentiment au cours de notre entretien. Mais avant d’arriver à lui, au 4ème étage déjà c’est l’Allemagne qui nous accueille : le palier est destiné aux cours de langue.

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Yen A Marre: Où est donc votre  »Nouveau Type de Sénégalais » ?

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‘’Sentinelles de la démocratie’’, ‘’Éclaireurs sociaux’’ : les mots n’ont pas manqué, sur le plan national et surtout international, pour qualifier l’engagement de Y en A Marre,  lors de sa création en janvier 2011.  Hélas aujourd’hui, on est tenté de dire que cet engagement n’était que de façade.

Il y a deux ans les voix discordantes à l’endroit de ce mouvement n’ont pas reçu un grand écho. Certains ont estimé que Yen A Marre avait des soutiens politiques, vue sa détermination à s’opposer contre la candidature d’Abdoulaye Wade.

Après avoir vivement combattu le leader du Parti Démocratique Sénégalais, le mouvement qui a appelé à la naissance d’un Nouveau Type de Sénégalais (NTS), s’est presque réduit au silence. Comme si le combat qu’il avait mené était tellement difficile qu’il avait en quelque sorte accompli sa mission.

En tant que mouvement citoyen, on a du mal à croire ce qui empêche ses précurseurs de se donner les moyens pour mettre en œuvre le NTS qu’ils ont théorisé.

Jamais Y en A Marre n’a mené une campagne pour sensibiliser sur le Sénégalais qui jette les ordures par terre dans la rue. Jamais Y en A Marre ne s’est battu avec vigueur contre le Sénégalais qui ne respecte pas les feux de signalisation. Le mouvement semble ne pas en avoir marre des accidents à répétition. Jamais ce mouvement ne s’est érigé contre le Sénégalais qui préfère traverser une voie au lieu d’emprunter le pont pour piéton. Le mouvement Y en A Marre ne s’est jamais penché sur la question du Sénégalais et de son rapport au temps. Jamais, hélas jamais, on a vu ses responsables mener des marches pour demander aux fonctionnaires de venir à l’heure au travail.

Les exemples de civisme sont légions. Et sur ce terrain, Yen A Marre est aux abonnés absents. Pourtant, ces questions précèdent tout développement.

On a plutôt vu, tout sourire, ses responsables accueillir Laurent Fabius à leur siège dans la banlieue de Dakar. La visite du ministre des affaires étrangères  françaises ainsi que  les invitations à venir partager leurs expériences dans le monde, ont conduit ce mouvement dans une sorte de suffisance.

Suffisance, dans le sens où ils croient avoir obtenu une médaille et se muent aujourd’hui dans le rôle de conseiller ou de coach pour les autres. Mais en se penchant de si près, on note que ce mouvement n’a rien gagné de concret. Il voulait que Wade retire sa candidature, Wade l’a maintenu. Sa récompense se serait jouée là.

Par rapport au rôle de coach, il y a quelque temps, Yen A Marre a apporté son soutien à un mouvement de gambiens résidant aux États-Unis et farouchement opposé au régime Jammeh. A Dakar, ils se sont associés à ces gambiens pour annoncer une plainte contre l’homme fort de Banjul.

Ce que Yen A Marre oublie peut être, c’est que contrairement à son NTS, le chauffeur gambien n’oublie jamais de mettre sa ceinture de sécurité au volant. Le citoyen gambien a beaucoup à apporter à son voisin sénégalais sur le plan du civisme.

Si le combat de Yen A Marre devrait se limiter qu’au champ politique, qu’il devienne un parti. Sur les questions politiques, l’opposition et ses députés font leur travail. Par contre si Y en A Marre est un mouvement citoyen, le combat doit être aussi mené sur des questions aussi importantes que le civisme. A quand le nouveau type de sénégalais ?

De CURRYWURST A CEEBU JEN : Les aventures d’une allemande au pays de la Téranga

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Quand mon ami, bloggeur et journaliste, m’a demandé d’écrire un article sur mes séjours au Sénégal j’ai tout de suite accepté. Ecrire un article sur ce pays de la Téranga ne devrait pas être difficile. Cependant, je vous assure que résumer mes impressions de Dakar et du Sénégal en général dans quelques lignes n’est pas facile. Ce pays m’a envoûté par sa diversité et sa richesse culturelle. J’ai été fasciné par la cordialité des Sénégalais, la solidarité en famille et entre amis, la cuisine sénégalaise, le paysage divers et par Dakar, une ville très animée qui bouge 7/7.

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CHOC CULTUREL : Le besoin d’affirmation de la jeunesse africaine en perte de repères

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Les bouleversements qu’a connu l’Afrique sont multiples. Les contributions qui précèdent ont montré comment sur tous les domaines, notre cher continent a été longuement éprouvé. La technique pour y arriver était très simple. Montrer que ce qui vient de l’extérieur est mieux que ce que nous avons. C’est le début de la valorisation de l’autre au détriment de notre culture. Et pour ce faire, il y a eu les enseignements.

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BEAUTE : Les Sénégalaises à la quête de l’essentiel inaperçu

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«Tu auras 1000frs CFA sur les 10 premières que nous allons rencontrer». Voici le pari que j’ai lancé à un ami avec qui je marchais dans les rues de Dakar. Le but du jeu est simple. Je lui donne cette somme qui équivaut à environ 2 euros pour chaque femme qui n’aura pas de mèche sur sa tête sur les 10 premières à venir. Lire la suite

Et si on monnayait nos tasses de « Café Touba » !

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Café touba, café « tout bakh »

Dans toutes les grandes villes du Sénégal, les tasses de « Café Touba » ont fini par prendre le dessus et sur les citoyens et leur environnement. A Dakar, ce n’est plus une information de  dire que la question de ces petites tasses en plastiques reste plus que d’actualité. Il suffit juste de voir autour de soi pour faire le constat désolant environnemental, les tasses jonchent les artères des rues avec la complicité totale de toute la couche sociale. Lire la suite

HOMOSEXUALITE : Le Sénégal à l’épreuve de ses « Goordjigens »

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« Réunion des présidences d’alliances: criminalisation des populations cibles ». Voici l’énoncé du thème qui a fait couler beaucoup d’encre et suscité une intense polémique au Sénégal ces derniers temps. Pour la presse sénégalaise et pour beaucoup d’autres, ceux qui avaient participé à cette rencontre n’avaient qu’un seul objectif : Dépénaliser l’homosexualité. Leur méthode serait de convaincre par n’importe quel moyen les députés afin qu’une loi soit votée dans ce sens. Lire la suite