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JEUX DE LA FRANCOPHONIE : Les Sénégalais ont 24 heures pour faire leur choix

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Le feuilleton de la disparition d’athlètes africains aux jeux de la francophonie dans le Sud de la France n’a pas (encore) connu un engouement côté  Sénégalais. Ces derniers, j’en suis sûr  cogitent actuellement à une éventuelle fugue. Ils sont confrontés à un véritable dilemme.

Resté sur la côte d’Azur ou rentrer au ‘’ndakarou’’ où depuis trois jours il n’y a pas d’eau potable. Rappelons que  les robinets sont fermés pour une grande partie de la capitale depuis les dernières 72 heures.  Comment faire un choix, parce que je reste convaincu que certains proches, au pays  les encouragent à y rester les tentant à une idylle dans le vieux continent.

Habituellement, quand on est invité à ce genre de rencontres, on vit un véritable confort. On séjourne dans un joli hôtel. Au réveil, un ‘’ndéki’’ (petit déjeuner) très riche vous est servi. Le premier repas commence par des brioches en passant par des jus de fruits sans oublier les yaourts à volonté. Des aliments qu’ils s’offrent difficilement dans leur pays d’origine. Dans le ‘’ndakarou’’, on va se contenter d’un pain avec du thon qui n’en a plus l’air tellement l’huile a pris le dessus.

Les belles ruelles de la ville de Nice contrastent avec celles de la capitale sénégalaise. Les jolis bus dans lesquelles les athlètes font du sightseeing sont de loin plus confortable que la ferraille de Ndiaga Ndiaye (transports en commun)  et autres cars rapides du ‘‘ndakarou’’.

Ah, tout cela commence à faire tergiverser beaucoup sur le bien-fondé de rentrer chez soi. Si parmi ces athlètes, d’autres proviennent des zones  inondées, alors là pour ces derniers  le dilemme penche beaucoup plus en faveur d’une implantation définitive chez Hollande. Revenir au pays devient alors comme quitter le paradis pour rejoindre l’enfer du paludisme. Car dit qui inondation, dit stagnation des eaux. Une aubaine que ne vont surement pas rater  les moustiques de type anophèle. Quitter ce beau paysage et bel environnement pour aller me battre contre ces bestioles  la nuit tombée ? Il faut le faire.

Le choix devient très difficile. On a contacté des proches  en Italie ou en Espagne qui sont prêts à nous héberger. Comme on le sait, les ‘gorguis’ ont des ‘mbocks’’ (de la famille)  partout en Europe.   Et ces derniers  ont même obtenu   l’aval des parents depuis le ‘’ndakarou’’. On n’attend que vous. L’argent du perdiem reçu pour la participation au tournoi suffira pour s’offrir un ticket de train pour rejoindre ces pays.

Hélas, la vie est bien différente quand on y réside. Les premières semaines passées et vous vous rendrez compte que les avantages obtenus à la faveur du tournoi sont à l’opposé du vécu quotidien des migrants.  En plus un sans papier.

Mais pourquoi gâcher le rêve de ceux qui croient être au paradis et qui ne désirent pas revenir chez eux ? Tout choix à un coût. La responsabilité découle de l’acceptation de ses actes. Vaillant sont les ‘goorguis’ qui ne se sont pas (encore) échappés  des jeux de Nice, à l’instar des athlètes congolais et Ivoiriens. Les jeux prennent fin demain. 24 heures donc  pour prendre la décision de sa vie.

 Dakaroisement parlant

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