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MACKY SALL OU LA DICTACTURE DE BENNO BOKK YAKAAR

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Depuis l’arrivée de Macky Sall au pouvoir sous la super puissante bannière de la coalition Benno Bokk Yakaar, on assiste à une unidirectionnalité du débat dans l’espace public.

 Les voix de ceux qui apportent des critiques vis à vis du pouvoir sont inaudibles. Nous sommes comme tétanisés par une personne en qui nous attendons la réalisation des promesses faites lors de la campagne électorale.

 Voilà qu’une année est passée et nous constatons toujours que le programme du Yonnu Yokkuté (la voie du progrès) prôné par le chef de l’État  tarde à se faire sentir. Un peu comme si une période de grâce éternelle lui était accordée.

Qui pour s’opposer ou faire part des doléances d’un peuple qui dit-on souvent l’aurait voté par défaut ? Mais nous n’en sommes pas encore là.

Le problème qui se pose, c’est l’absence d’une opposition forte au Sénégal. Une opposition capable de poser les vrais débats. Force est de constater que tel n’est pas le cas. Le Parti Démocratique Sénégalais cherche à sauver sa tête des poursuites pour enrichissement illicite qui pèsent sur la majorité de ses plus hautes personnalités.

Le parti de Wade a comme perdu une certaine légitimité. Son capital confiance avec le peuple est tellement dégradée à cause de l’argent sale volé qu’il n’arrivera pas à porter un discours crédible sur la scène politique. Les pontes du PDS s’activent plutôt à prouver l’origine licite du foin retrouvé dans leurs bottes.

De ce point de vue, le peuple est comme piégée par une coalition dans laquelle chaque composante  œuvre pour la sauvegarde de ses propres intérêts.

Moustapha Niass ne pourra plus briguer un mandat présidentiel. Tanor Dieng est  discrédité dans son propre parti où une division est née appelant au renouvellement des instances de sa formation. Le chef de file du Parti Socialiste, sauf miracle, risque de ne plus conduire les destinées de son parti .Il y gagne alors à rester dans une alliance  dans laquelle il a tout à gagner.

Avec les 4 décennies de pouvoir qu’a exercées le premier parti qui a porté le Sénégal à l’Indépendance, dans lequel Ousmane Tanor Dieng en était le noyau dure, il apparaît plus que jamais comme un non présidentiable aux yeux de beaucoup de sénégalais.

Le décor ainsi posé, la seule personne qui n’a rien à perdre et qui pourrait conserver un avis favorable auprès d’une population sénégalaise amnésique est bien Idrissa Seck.

C’est en cela que sa sortie médiatique le 25 mars, date du premier anniversaire de l’accession de Macky Sall au pouvoir tient tout son sens. Ce jeune leader du Rewmi, formé à l’école de Wade fait figure de remplaçant probable du président actuel. Il est le seul de cette coalition qui a moins à craindre d’une exclusion par rapport aux deux vieux baroudeurs cités précédemment.

Beaucoup de proches du président se sont offusqués des critiques qu’il a proférées en direct sur la RFM contre le gouvernement en ce jour anniversaire. Idy qui n’a pas perdu sa langue s’est déchaîné sur le premier ministre mettant en cause ses compétences et sa politique économique. Comme eux, j’ai trouvé les propos du maire de Thiès choquants. Mais seulement sur le plan de la forme, car comme on le dit souvent le linge sale se lave en famille. Ce n’est pas logique de s’en prendre à des personnes avec qui nous avons un lien : fruit d’un accord tacite et non forcé. Il aurait été cohérent pour lui de se démarquer de Benno Book Yakaar. Cette option est inévitable, mais nous n’en sommes pas encore là.

Idrissa Seck n’est pas propre, loin s’en faut. La preuve est qu’il est resté évasif dans ses arguments sur le fait qu’il soit aujourd’hui à couvert de pluie.

Par ailleurs, ce qu’il y a d’intéressant dans l’intervention médiatique de celui qui a obtenu près de 8% lors de l’élection présidentielle de 2012, c’est d’avoir mis sur la table des problèmes cruciaux auxquels font face beaucoup de Sénégalais. En réalité, il a fait le travail de cette opposition aujourd’hui inexistante.

Il a montré dans son discours que l’on est en train de s’écarter des priorités. Il a donc exposé les carences d’un chef d’État qui passe le temps à ménager tout le monde et son père.

Sa déclaration a sonné comme une rupture à la pensée unique et au diktat que tente d’imposer Benoo Bokk Yakaar. Une rupture que nous attendons depuis plus de 365 jours. Les actes posés et le manque de décision forte commence à dessiner les prémices de lendemains peu reluisants. Pour faire vivre la démocratie, on a besoin d’une opposition forte. Et cela doit passer inéluctablement par la dislocation de cette coalition qui nous empêche de voir la réalité.

 Dakaroisement parlant

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