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JOURNALISTES CHASSEURS DE PERDIEMS

Il faut faire un tour dans les conférences de presse pour se rendre compte que le paysage médiatique Sénégalais est plus dense que l’on ne croit. VIGILANCE fm , VERITE magazine ou encore PREDICTION.sn, ne riez pas, ce sont tous des organes qui prétendent être sur la place publique.

 La plupart du temps, lors du jeu question réponse qui suit les conf de presse , ils sont les premiers à ouvrir le bal. Ils prennent beaucoup de temps pour les questions, ils font surtout de l’historique. C’est le moment de marquer ses points. De toute façon, ces «informateurs» tentent de prouver qu’ils en savent des choses et qu’ils ne sont pas là qu’en simple assistants passifs.

 L’enjeu , c’est de montrer qu’on est présent pour à la fin bénéficier d’une récompense auprès du chargé de communication de l’événement. Ce dernier est acculé à la clôture de la rencontre par le nombre de «journalistes» qui fait face à lui pour lui demander le pass (transport) comme si on leur avait aidé à venir.

Ce n’est pas évident quand on a invité que quatre organes de presse et qu’on se retrouve devant des personnes , qui carte de presse de fortune en main  attendent le fameux perdiem.

Ceux qui ont plus de pudeur préfèrent de loin,  grignotant des amuses gueules,  observer la scène pour voir s’ils peuvent en bénéficier. Le chargé de com lui quelques fois joue sur le temps pour espérer que certains se découragent. Ou encore il préfère remettre en cachette les enveloppes à ceux qu’il a lui même appelé et s’échapper incognito.

5000 ou 10.000 frs, c’est souvent la somme espérée. «Cela permet de survivre» et d’assurer son «ndéki, agne , rère» ( les trois plats quotidiens) , me confiait un ami qui peine à recevoir son salaire mensuel dans la boîte où il travaille. Bien entendu qu’il faut compter 60 jours pour un mois.

Si ces pratiques sont vues comme étant contraire à l’éthique et le déontologie, en revanche , elles mettent en évidence les conditions de travail des journalistes. Les patrons eux se la coulent douce la dans les voyages d’affaires.

 Et, je ne pense pas que ce soit le cas seulement au SunuGaal.

Des conditions tellement difficiles dans lesquelles se mêlent des personnes qui n’ont de journaux que leur propre personne et qui bien organisés, ne ratent aucun rendez-vous important à la recherche de perdiems.

Dakaroisement parlant

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