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«GNAC»: Le mot qui fâche

« On nous traite de broussards pourtant nous sommes en ville. Je ne comprends pas pourquoi les Sénégalais nous insulte de la sorte « , me dit Razaki ,un étudiant cenrafricain . Depuis 3 ans qu’il vit au Sénégal, il est très remonté du fait qu’il soit considéré comme « Gnac ». Pour lui c’est ne rien d’autre que de la discrimination. Il me dit qu’il pense que les Sénégalais sont xénophobes . «Ce mot est comme un rejet à notre endroit nous les étrangers vivant ici», ajoute-t-il se sentant frustré.

 « C’est difficile mais que faire ?  » s’interroge , Rodrigue un Congolais. A l’en croire, le mot « Gnac » serait une injure. Il ajoute : « Depuis que je l’ai su, je passe mon chemin et je considère cela comme des futilités ».

 Sur le sens réel du mot, chacun y va de sa propre définition. «Ce sont les mauvaises herbes, et nous sommes assimilés à cela», tente de répondre Gérard, un plombier. «Tu as beau parler le Wolof, tu resteras toujours un ‘gnak’ aux yeux des sénégalais. Cela crée vraiment des barrières» déplore cet Ivoirien.

 Si ces deux jeunes sont vexés à l’évocation de ce mot, Mme Liliane , une ressortissante étrangère dans dans un quartier populeux dont je me permets de taire le nom relativise. « Même en Côte d’Ivoire, il y a une appellation pour les différentes ethnies. On traite de ‘brussmani’ ceux qui cultivent dans les champs et qui vivent dans la forêt » estime-t-elle. De son avis, « Gnac » n’est qu’une manière de différencier les Sénégalais des autres.

 Son point de vue est partagé par Moussa Diabaté. Venu à Dakar depuis 1984 pour gérer les affaires de son père, Moussa affirme n’avoir jamais été qualifié de la sorte.  » On ne m’a jamais traité de ‘gnac’ depuis que je suis là. Pour moi ce mot n’a rien de méchant, c’est juste pour lier la personne à sa sphère géographique ».

 Etant de confession musulmane, le commerçant aborde aussi la question sous l’angle religieux. Il pense que les musulmans ne sont pas traités de « Gnac » au Sénégal.

 « L’aspect religieux compte beaucoup, les Sénégalais considèrent que les ‘gnacs’ sont pas des musulmans. Mais en Islam, on devient alors frère de religion  » indique-t-il.

 Pour le professeur Moussa Daff enseignant à la Faculté de Lettres qui a contribué à l’élaboration d’un ouvrage intitulé :  » Les Mots du patrimoine : Le Sénégal », ce terme est lié à une catégorie sociale.  » Ce genre d’appellation n’existe pas seulement qu’au Sénégal. Ce sont des stéréotypes liés à un certain nombre de catégories sociales », me dit le professeur.

 Dans l’ouvrage qu’il a coédité avec 4 autres collègues, le mot « Gnac » revêt un aspect péjoratif. « Étranger africain non sahélien », peut-on lire dans la définition indiqué dans l’ouvrage.

« Mais ce sont les parents qui gâtent tout : ils parlent de religion, les étrangers étant en majorité chrétiens, ils parlent des gens de forêt peu civilisés (on les appelle niack) « , note Sud quotidien dans son édition du 12 Juillet 1994.

 Tout compte fait, qu’ils soient sahéliens ou non, c’est une appellation qui irrite plus d’un. « J’ai eu à me bagarrer à cause de cela. Quand je suis parti au marché un vendeur m’a traité de la sorte. Et nous en sommes venus aux mains. C’est écœurant quand on vous traité de sauvage».

 Un jour j’ai demandé à un ami Sénégalais ce que cela signifie. Surpris de ma question , il me regarde, sourit puis me lance: «Gnac? mais c’est toi».

Dakaroisement parlant

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28 réflexions sur “«GNAC»: Le mot qui fâche

  1. Salut Mr Razaki ce mot ne doit pas en fait vous enerver meme ces grands intellectuels qui essaient d’écrire ne feront que créer une situation qu’il ne sauront controler d’abord il n y pas plus hospitalier que le sénégalais dans ce continent nous sommes tous broussards de péres en fils et tous descendants de sauvages qui ont eu à évoluer en trichant sur une soi disante civilisation occidentale

    • Je me permets de n’être pas d’accord avec vous…Nous ne sommes pas tous des broussards ou descendants de broussards…
      Et quant à l’hospitalité sénégalaise,elle était essentiellement saint-louisienne…
      Et les Sénégalais ne sont pas les plus hospitaliers du continent,loin s’en faut…Lol

  2. Bonjour.J’ai lu vos différents commentaires qui n’éclairent qu’à moitié ce terme péjoratif.

    Je vous conseillerai de lire (ou relire) « Une si longue lettre » de Mariama Ba; vous serez édififié sur ce vocable wáláf…

  3. Bonjour RAZAKI jaborde dans le meme sens que Barro. Beaucoup de gens ecrivent sans connaitre le sens de leur propos. le mot GNAC est une deformation de NDIAGUE qui veut dire les environs d’un village. Quand un etranger arrivait dans un village on disait qu’il venait du NDIAGUE c’est a dire des environs du village. (signification en bon francais de l’etranger).

    • Bonjour Mohamed. Permettez-moi d’apporter un bémol à votre affirmation.Le terme « gnac » signifie au sens propre clôture. Au Sénégal, la logique est la suivante: il y a le Blanc(toubab,qui n’est pas un terme péjoratif),puis le Sénégalais et enfin…les « Gnacs ».C’est un vocable très péjoratif mais il faut aussi savoir que beaucoup de Sénégalais n’en connaissent pas l’origine et l’utilisent à auvais escient…

  4. Je vois que c’est un sujet qui pousse à beaucoup de commentaires. Même moi qui ait rédigé cet article, j’avoue que j’apprends déjà beaucoup. Chacun y va de ses explications comme Razaki et les autres personnes que j’ai interrogés avant de le publier.

  5. il faut prendre ça comme un stupide sentiment de suffisance (pour se donner inconsciemment de l’importance vis-à-vis de l’autre) qui n’appartient pas seulement aux sénégalais (par exemple si vous allez à kinshasha, les autochtones emploient un mot à la signification semblable à l’endroit des africains de l’ouest , à savoir les »dingâri »); à mon avis ce n’est nullement de la xénophobie.

    • Merci et cela existe partout meme dans ce Sénégal ou nous des autres régions du Sénégal ceux du Nord nous traitent « laka kat » et en réalité nous ne sommes pas xénphobes si vous entrez dans une famille vous y serez reçu.On m’a fait entendre dans certains pays d’Afrique de l’Ouest que j’avais tort d’etre sénégalais et qu’il fallait rester chez moi et c’est cela la xénphobie.

    • Bonjour Aladji Diack.J’ai lu vos propos et suis d’accord avec vous sur le fait que se donner de l’importance vis-à-vis de l’autre n’est nullement un signe de grande intelligence.
      Cependant, vous vpus méprenez sur l’ expression « Ndingari » usitée en RDC.
      Ndingari vient de la langue Yaka de la province de Bandundu et signifie féticheur. Ce référent est attribué aux ressortissants de l‟Afrique de l‟Ouest car dans leur rang, les premiers venus au Congo se faisaient passer pour des marabouts et capables de jeter un mauvais sort et/ou de résoudre tous les problèmes de tous genres des Congolais.
      On utilise également le terme des « Bahoussa » (muhussa, au singulier) ,à Kinshasa, pour le peuple du sud-ouest du lac Tchad vivant principalement dans le nord du Nigéria et l‟est du Niger, reconnu comme un peuple marchand.
      Ainsi, le terme « Bahoussa » signifie celui qui est originaire de Haoussa certes, mais en swahili « kuhuza » veut dire acheter ; « bahuza » ou « muhuza » signifie celui qui achète et qui revend.
      Les ressortissants d‟Afrique de l‟ouest sont ainsi appelés par les Congolais, sous ce terme,soit par un raccourci de dénomination ou soit par excès de généralisation.Et ces termes ne sont NULLEMENT péjoratifs à l’instar du terme « Gnac ».

  6. moi je me fatiguerai pas à donner des explications parce que moi je vois que il a un complexe qui ne dit pas son nom! Gnac signifie la méme chose qu’étranger et vous n’y voyez aucun problème juste parce que ce sont les occidentaux qui ont créé le mot. Nous africains nous resteront toujours derrière pourquoi les sénégalais n’ont pas le droit de trouver dans leur vocabulaire un mot pour désigner les étrangers! je trouve que c’est un faux débat dans la mesure où dans le monde il n’y pas un pys où les étrangers sont mieux traité qu’au Sénégal

    • GNAC à proprement parler est un terme péjoratif
      En Wolof,cela signifie l’enclos. On a utilisé ce terme pour désigner les animaux ,dans le cas d’un troupeau par exemple, qui ne sont pas à l’intérieur de l’enclos. Bien évidemment ce terme varie selon l’interprétation des personnes.Mais n’oublions pas que ce vocable est hautement péjoratif.
      And last but not least, affirmer que le Sénégal est le pays o`les étrangers sont les mieux traités est COMPLETEMENT faux.Cela relève du chauvinisme.

    • Sophia , si cela signifiait juste « étranger » comme tu le prétends , pourquoi par exemple n’appelle-t-on pas un malien « gnac ».. et on utilise Bambara… Un guinnéen « gnac » au lieu de « peulfouta » sachant que tous les guinnéens ne sont peuls .. Si le mot en soi n’est pas « méchant », l’on ne peut ignorier le côté péjoratif dominant qu’il revêt. l’ouvrage ” Les Mots du patrimoine : Le Sénégal” publié par des universitaires Sénégalais que j’ai consulté avant d’écrire cet article ne nie pas cela .. Encore une fois j’apprends beaucoup parce que là ou Bernadin nous parle d’enclos, Mohamed parle des envrirons du village..

      • En effet un grand complexe qui ne dit pas son nom.Tous les peuples ont imigrés vers leurs destinations actuelles,ainsi les ouolofs viennent de l’Egypte ancienne et les Diolas de la Casamance de l’Afrique Centrale et si aujourd’hui on me traitait de Bantou cela fera ma fiérté puisque mon africanité demeure.Mr Razaki de grace considerer cela comme du cousinage à parenté et vous serez trés à l’aise.

      • Bonjour Sophia.Je souhaite réagir à vos propos dans un souci d’un dialogue clair et constructif.
        L’Égypte était le point nodal d’un vaste réseau reliant les principales langues et cultures d’Afrique et la lumière qui s’était cristallisée au centre de ce monde naissant avait trouvé son énergie dans le courant culturel qui venait du coeur de l’Afrique ; les créateurs de la civilisation de l’Égypte ancienne étaient Bantous.Donc Diolas,Wolofs,Baluba,Yaka,etc ont tous un ancêtre commun.
        Enfin,il ne s’agit pas de « complexe » mais plutôt de souligner le caractère péjoratif du terme « Gnac » qui a été parfaitement expliqué et explicité par Mariama Ba(« Une si longue lettre »).
        « Gnac »signifie l’enclos. On a utilisé ce terme pour désigner les animaux ,dans le cas d’un troupeau par exemple, qui ne sont pas à l’intérieur de l’enclos. Bien évidemment ce terme est érronément utilisé par certains Sénégalais qui n’en connaissent pas l’origine.Et pour ces derniers, ce terme n’est pas insultant…Comme pour certains Européens utilisant les termes « Boches » (Allemands) ou « Chinetoque » (Chinois)…ô combien péjoratifs.

  7. Quelques réflexions…

    Gnac, « kaw kaw » (un broussard), laka kat (la personne qui ne parle pas le Wolof) sont tous des mots pour se délimiter de l’autre. Peut-être c’est caractéristique pour une société qui cherche à se donner une nouvelle hiérarchisation. On connait bien le système de castes dans plusieurs ethnies sénégalais. A mon avis, cela joue plus un rôle, notamment à Dakar. Comme ce système de castes est en train de disparaitre, on a introduit un autre système.

    En considération de l’histoire, l’histoire du Sénégalais assimilés, l’histoire des 4 communes, ou on pourrait avoir facilement la nationalité française, les Sénégalais se sont construit une supériorité envers les autres nations. On se considère plus civilisé, plus français (peut –être la jeunesse actuelle plus américain).

    Apprendre le Wolof, manger le Ceeb u Jen c’est l’intégration au Sénégal. Cela est le résultat d’une politique nationaliste après l’indépendance. A l’époque beaucoup des états africains ont essayé de suivre une politique monoculturales, à supporter des cultures bien sélectionné. Bien qu’on a introduit 6 langues nationales au Sénégal, tout le monde définit le Wolof comme langue nationale. Surtout le Sénégal a vu une Wolofisation informelle (le Français demeure la langue de l’administration, mais entre eux et en faille tout le monde parle Wolof).

    La ville Dakar est un lieu de rencontre, on y voit tous les nationalités (peut-être). La ville, on le sait, Georg Simmel, un philosophe et sociologue allemand a constaté cela depuis longtemps, était toujours un lieu de rencontre entre des personnes des différents régions, avec des étrangers. Y on ajoute aujourd’hui la globalisation. C’est devenu normal qu’il y a des personnes des différents couleurs et qui parlent de différentes langues, dans les rues de Dakar d’aujourd’hui.

    Au Sénégal on parle de teranga. Mais oui, si on amène de l’argent, khaalis, mais là, on est bien reçu. Mais sans khaalis, non, c’est une autre affaire. J’ai connait plusieurs personnes qui ont fait des mauvais expériences à Dakar, moi inclut. Et une fois j’étais vraiment déçu. Je voulais aller avec un ami sénégalais dans un restaurant nigérian. Il m’a dit jamais, et il m’a tenu le crachoir avec tous les préjugés sur les nigérians qui une personne peut avoir, bien qu’il connait aucun nigérian…Moi, alors, je suis alors entré et mangé un Foufu avec une sauce Gombo très délicieuse….Et pour dire une dernière phrase, beaucoup des personnes ont pensé que je suis un marocain ou bien un mauritanien, bien que j’ai des chevaux blondes et un accent allemand dans mon français et je parles un Wolof, disons fragmentaire.

    • Bonjour Sebastian.Vos réflexions sont très pertinentes,intéressantes et lucides.
      Ce serait un plaisir d’échanger avec vous.

  8. Je suis pas au pays…mais en Allemagne. Dès que j’aura de sous de l’université, je vais revenir. Je suis anthropologue, et je fais de recherche dans une petite partie de Pikine….

    • Je comprends.J’évolue dans le domaine commercial et m’intéresse beaucoup à l’histoire…Peut-être pourrions-nous communiquer à travers Skype?
      Le mien: bernardin180

  9. bonjour a tous, c’est triste d’assister à un faux débat pour certains posez vous la question a savoir pourquoi dit les nordistes « nar » et les sudistes « peulh » nos frères des iles « nkagno », c’est tout de même que nous appelons ces derniers a « gnak » et y’a rien de méchant comme appelation si jamais vous trouvez ça péjoratif merci préciser sur quel cas?

    • Bonjour Pierre.Apparemment,vous n’avez guère lu toutes les explications et commentaires…
      Il ne s’agit point d’un « faux » débat.Prenez le temps de rechercher l’étymologie de ce terme fort péjoratif et vous serez édifié.
      Je concède,cependant, que plusieurs Sénégalais utilisent ce terme sans en comprendre le sens profond…

  10. en parlant de l’étymologie du mot « gnak » ceci reste a une situation géographique comme je viens de cité faisant rappel a ceux du centre et n’ayant rien a voir du synonime « Gnak » et qui parle de sécurité vers les champs et a proximité du village, pour la petite précision j’suis un sénégalais.

    • Peu importe que vous soyez citoyen sénégalais ou non.
      Je me permets de n’être pas d’accord avec vous…Le terme « gnac » signifie au sens propre clôture.En Wolof,cela signifie l’enclos. On a utilisé ce terme pour désigner les animaux ,dans le cas d’un troupeau par exemple, qui ne sont pas à l’intérieur de l’enclos. Au Sénégal, la logique est la suivante: il y a le Blanc(toubab,qui n’est pas un terme péjoratif),puis le Sénégalais et enfin…les « Gnacs ».C’est un vocable très péjoratif mais il faut aussi savoir que beaucoup de Sénégalais n’en connaissent pas l’origine et l’utilisent à mauvais escient…

      N.B.: Ce vocable ne fait pas référence aux citoyens africains de l’Afrique Centrale puisque les Nigérian,Béninois,Togolais ,Burkinabés,Ivoiriens sont désignés de la sorte par les sénégalais.

  11. Dans la région de Dakar, j’ai rencontré des étrangers ( résidents ou non résidents ;
    des femmes ou des hommes ; étudiants ou entrepreneurs ou salariés
    d’une ambassade ou d’une ONG ) qui ne comprennent pas pourquoi ils furent et
    sont régulièrement

    – victimes de harcellement sexuel quotidiens dans les rues de Dakar.
    Des centaines de femmes ( italiennes, espagnols, françaises, allemandes,
    polonaises,… ) le disent sur internet et beaucoup sont des femmes qui ont
    une mère ou un père Africain ( souvent Sénégalais ) ou Afro-américain ou
    Afro-européen ou Antillais : ce sont des métisses ;

    – calomniés par des personnes qu’ils ne connaissent même pas,
    qui se sont proclamés AL POULAR.

    Exemples effrayants :
    – « ça sent le blanc » ( pour les racistes Sénégalais,
    cela veut dire « ça sent l’alcool » ) ;
    – « sale chinois » ;
    – « sale gniak » ;
    – « sale nar » ;
    – « sale blanc » ;
    – « salopars de toubabs » ( il faut comprendre « fornicateurs de toubabs » ) ;
    – « vous LES blancs, vous … » ;
    – « je déteste LES toubabs » ;
    – « je déteste LES gniaks » ;
    – « comment ils s’appelent LES gens qui ne croient en rien ?
    Ah oui ! LES juifs » ;
    – « LES toubabs ne se lavent jamais » ;
    – « Ici, à Thiès il y a un juif qui a eu des enfants avec ses deux filles.
    Au nom de Dieu c’est la vérité. Tout le monde le sait ici » ;
    – « ces cons de catholiques » ;
    – …

    Il y a aussi des Poulars qui imputent aux toubabs
    tous les crimes du Code fiscal, du Code Pénal,… du genre
    – « fraudeur fiscal » ;
    – « producteur porno » ;
    – « dealer de drogue » ;
    – ….

    « Spectacle si familier en Afrique, le football est ici interdit. Pour justifier cette décision, des habitants de Touba expliquent : « Ce sport a été inventé par des juifs qui jouaient avec la tête d’un descendant du Prophète. »  »

    source

    http://www.lemonde.fr/voyage/article/2010/12/13/touba-la-mecque-des-mourides_1452650_3546.html

    – « dans le collimateur de fonctionnaires des finances » : leurs entreprises
    sont contrôlées par le FISC Sénégalais beaucoup plus souvent et
    beaucoup plus en détail que les entreprises des Sénégalais de souche
    qui, souvent, ne sont même pas immatriculées à la chambre de
    commerce, ne tiennent aucune comptabilité, fraudent le fisc
    violemment,…

    Un documentaire diffusé récemment sur une télévision Sénégalaise,
    consacrée aux étrangers qui vivent au Sénégal, révèle cette
    « réalité Sénégalaise » :

    Un avocat du barreau de Paris, de nationalité Sénégalaise et Française,
    l’a même avoué, par écrit, sur internet ;

    – victimes de tentatives d’escroquerie ou d’escroqueries commises
    par des personnes qui se sont proclamées AL POULAR qui ciblent
    les étrangers et qui deviennent des héros d’autres Al Poulars, lorsqu’ils
    ont commis leur crime : « tu l’as bien baisé ce blanc ! »

    La plupart sont des COMMERCANTS ou des TECHNICIENS
    mais il y a aussi parmi eux des HAUTS FONCTIONNAIRES des FINANCES,
    des Comptables, des Politiciens,
    des Huissiers de Justice, des Notaires, des Marabouts très connus,…
    comme vous pouvez le constater dans la rubrique judiciaire des médias
    en ligne Sénégalais ;

    – victimes de menaces de mort. Si vous pensez que je mens ou que j’exagère,
    allez lire le panneau qui se trouve devant l’ambassade du Royaume Uni
    à Dakar. Conduisez une enquête auprès du personnel des autres ambassades.

    Des juges Sénégalais disent qu’ils sont fatigués de condamner
    des Al Poulars qui ont une machette sur leur boubou et qui la dégaine
    à chaque fois qu’ils ont un problème avec quelqu’un.

    Est-il nécessaire de rappeler que le terme « gniak » est un terme raciste ?

    Est-il nécessaire de rappeler que « toubab » signifie « blanc » : pourquoi
    désigner des personnes par leur couleur de peau ? N’ont-ils pas chacun
    un prénom et un nom mais surtout une personnalité unique ?

    Que fait la Sénégalaise Cindi Léoni pour lutter contre ces propos ou actes
    racistes ?

    Non mais allô !

    Mais je dois dire aussi que j’ai rencontré
    – pas mal de Sénégalais qui disent : « pas mal de Al Poulars sont racistes même avec
    nous, les Sénégalais des autres ethnies » ;
    – plusieurs Sénégalaises AL POULAR qui m’ont dit : « à la maison, j’ai été
    éduquée dans la haine de tout ce qui n’est pas Al Poular. Grâce à mon travail,
    j’ai découvert progressivement qu’il existe des toubabs qui sont plus corrects
    que tous les Poulars que je connais. » ;
    – de nombreuses Sénégalaises qui m’ont dit : « à chaque fois que j’ai cherché
    du travail dans une entreprise de Dakar, le patron ou le responsable du
    recrutement m’a fait comprendre que je devais coucher avec lui pour avoir
    un contrat ». Elles ont ajouté que « à l’université, c’est encore pire ».
    D’autres Sénégalaises disent : « à entreprises égales, les patrons
    toubabs payent mieux que les autres. »

  12. Merci pour ton commentaire sur mon blog. J’en apprends encore en lisant le tien mais je pense qu’effectivement , qu’il faut s’habituer et faire avec car nous mêmes donnons des « petits » noms dans nos pays. On voit toujours la paille dans l’oeil de l’autre.

  13. Si le débat mérite d’être posé, je trouve certains commentaires exagérés et d’autres pas très justes. Clôture en walaf c niag, ndiag selon la région où vous vous trouvez au Sénégal, ce qui bien entendu ne retire pas le caractère péjoratif de l’expression. Une lettre ou une prononciation peut tout changer.
    Pour le harcèlement des femmes, je dirais qu’il suffit d’être noire dans certains pays ou blondes mineures pour se voir proposer des relations tarifées, ou être sénégalaise pour avoir l’étiquette de la femme « bonne au lit et en thiep ». Dingari n’a absolument pas ce sens, ça veut dire suceurs de sang en plus de la réputation de truands, sales
    etc des sénégalais en Afrique due peut être à la présence des boutiquiers. Cependant si le coté péjoratif du mot niak est assumé par les sénégalais ce n’est pas le cas des autres qui préfèrent ne pas donner le sens et garder leurs préjugés et leur culture.Heureusement quelques exceptions existent.
    Pour avoir été dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe je peux affirmer que la téranga sénégalaise doit être améliorée certes, de même que nos comportements mais il est certain que mon pays et son peuple est l’un des plus accueillant d’Afrique: il n’y a pas de quartier pour congolais, rwandais, blancs etc comme il en existe dans tous les pays que j’ai vu: Poto-poto, banlieues parisiennes etc. Les étrangers y ont des difficultés certes mais sont en mesure de partager leur culture et la notre. En conclusion levons les barrières, préjugés et les oeilléres de tous les cotés.

  14. Perso le mot GNAC n’est pas péjoratif il signifie tout simplement CLOTURE d’où l’expression LOUY RAAM CI GNAC BI LA DIEUM qui signifie que ce qui nous guette passe par la clôture je me souviens au collège dune copine ivoirienne qui se sentait elle aussi vexée par ce terme car dans le livre une si longue lettre de Mariama Bâ le terme gnac signifie sauvage perso je ne sais pas pourquoi notre chère Mariama Bâ a donne cette explication mais en wolof gnac veut simplement dire cloture

    • Je me base sur la définition donnée par mariama ba et même si ngac signifie cloture…je demanderai aux etrangers africains de louest et du centre de ne pas prêter attention à cela.le sénégalais restera le sénégalais.il se considérera tjrs meileur aux « niaks »,il lechera tjrs le culs du riche,il aura tjrs une mauvaise image du « niak » au fond.si ce mot signifie cloture,frontiere,pourquoi les guineens,maliens ne sont pas appelés ainsi?pourquoi quand un Sénégalais veut se marier avec un « niak » on ne cesse d’essayer de le dissuader avec ttes les pires explications qu’il existe et celle qui m’écoeure c’est celle qui définit le « niak » de cannibal.il ya des exceptions parmi les sénégalais dont moi car mon fils je ne lappellerai le niak c’est ma fierté de le savoir ivoirien,africain car c’est ce quil est.ce mot ne sera jamais reconnu comme péjoratif par un Sénégalais.pour conclure jai une histoire:l’année passée j’étais chez des copines de pointe noire ici à Dakar je suis sortie acheter des acaras(beignets salés à base dharicots) et ma copine depuis le balcon à essayé de me dire quelque chose mais j’entendais rien donc un des gars a voulu m’aider et lui a demandé de répéter mais sans succès un autre lui a dit laisse de toutes les façons niome nieup deinio kate Seine ndey(littéralement ils baisent ts leurs mere) ,et je lui ai dit sa data ndey(le vagin de ta mere).depuis lors ils m’appellent la niak qui parle wolof.je suis sénégalaise de père et de mère mais 90f pour cent de mes amis sont des étrangers et partt ou je vais on maborde comme étant niak et c’est un honneur pour moi donc je joue le jeu et j’ignore mon wolof pour cerner les bons coeurs sans mauvais prejuges,heureusement qu’il exite une très très petite minorité.jai eu la chance d’avoir un père qui a beaucoup voyagé qui m’a appris à ne juger que soi même sans globaliser.vs plaindre ne changera rien,vivez comme vous le sentez et le reste never mind.wasalam

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