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MAGAL DE TOUBA : « Atcha gnou dem » ( On y va )

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J’ai un ami qui pour me convaincre à me rendre à Touba pour les besoins du magal n’y est pas aller par quatre chemins. Connaissant ma gourmandise, il me lance: «Là bas il y a à manger à gogo. On tue des centaines de bœufs et de chameaux».

 A vrai dire, il a réussi à me persuader. Pour moi qui ne mange la viande que les jours de Tabaski, j’ai sauté sur le coup. Question de faire le plein pour un bon moment. C’est vrai que de retour à Dakar, le vidange a pris le dessus. Je me suis lié d’une amitié incroyable avec William Camara qui n’a pas voulu me lâcher pendant 2 bons jours. Bon, ce sont les effets collatéraux, il n’y a pas à extrapoler là-dessus.

 Je crois que je ne suis pas le seul a avoir vécu cette situation. Si je me suis rendu pour satisfaire ma panse, beaucoup se régalent les poches. A l’approche du Magal, mes cars rapides préférés prennent la direction de Touba. Faire des aller retour leur rapporte plus que les pièces de monnaie qu’ils récoltent dans la capitale.

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Des bons morceaux en cuisson pour notre plus grand bonheur

200 kilomètres. C’est la distance qui sépare ndakarou de la capitale du mouridisme. C’est pas si loin que ça, mais pour les pauvres comme moi qui empruntons les car rapides pour s’y rendre, c’est un véritable parcours du combattant. Il faut être un guerrier pour supporter la chaleur, la poussière sans parler des embouteillages en cours de route. Tu peux passer facilement 7 heures de temps en route. Mais les «borom doolé» (riches) le sentent à peine tellement la climatisation de leur véhicule 4-4 a fini par les faire croire qu’ils sont à «Kao ba» (Europe) .

 Un frangin à moi amateur de transports en commun me disait que ces péripéties en valent la peine. «Comme je n’ai pas les moyens d’aller à la Mecque, j’endure tout pour aller en pèlerinage à Touba» me confie-t-il. Il n’a pas tort de considérer son magal comme une compensation du pèlerinage de la Mecque.

 On croirait Dakar à une ville morte le jour J. On peut même étendre son matelas sur les voies sans risque de se faire cogner par un véhicule. Ce n’est pas une raison pour les sans abris d’y élire domicile. Certains croient que le moment est venu de le déclarer officiellement comme un jour Férié. Je pense aux autorités. Bon là n’est pas le débat.

 Cependant,il n’y a pas que mon pote qui endure beaucoup. Les commerçants eux aussi souffrent. A l’approche du Magal, ils sont plus perceptibles aux bas prix que les fauchés comme nous leur proposons pour acquérir leurs articles. La règle du «waxalé» (marchandage) est toujours de mise. Imaginer le contraire serait de l’utopie dans le sunugal. Mais la bonne information est qu’on peut se ficher d’eux. Diviser par exemple le prix du produit par 6. Il faut bien partir à Touba même quitte à liquider ses marchandises à une modique somme. Le café touba les attend ou si vous voulez le café «tout bakh» n’a pas de prix.

 Pour ceux qu’ils ne le savent pas le magal est un terme wolof qui signifie rendre hommage.

 Pour ceux qui veulent m’aider à en savoir davantage . La partie commentaire vous appartient. La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas de censure.

Dakaroisement parlant

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